Autour du cycle Le TERRITOIRE
Genèse du projet
Le cycle TERRITOIRE poursuit l’exploration du LIEN, mais à une échelle élargie : celle du lieu habité, du quartier, du commun.
Il interroge ce qui fait territoire : les gestes qui le traversent, les mémoires qu’il retient, les espaces qu’il ouvre où qu’il contraint. Il est traversé par les forces qui composent un site : la pierre, l’arbre, le fleuve, les gestes ouvriers, les matériaux usés, les architectures en mutation.
Ici, la sculpture devient un outil d’attention. Elle révèle des continuités invisibles, réactive des ressources oubliées, propose des formes d’habitation poétiques ou critiques. Chaque projet, réalisé ou resté à l’état d’étude, met à l’épreuve notre manière d’être ensemble : comment on se relie, comment on se décentre, comment on fait place.
Les masses de bois déplacées, les structures en tension, les réseaux détournés, les fibres assemblées, les formes suspendues ou les signaux lumineux composent une même question : comment un territoire se réorganise lorsqu’on le regarde autrement ?
TERRITOIRE explore l’architecture du vivant : ce qui soutient, ce qui perturbe, ce qui circule, ce qui pulse. C’est un cycle où tout est traversé : du sol au végétal, de l’individu au collectif, du fragile au structurel.
Il propose enfin une idée simple mais essentielle : un territoire n’existe que par les liens qu’il rend possibles et par la capacité de chacun à s’y inscrire, s’y ajuster, s’y transformer.
