Dans mon travail, j’utilise des matériaux bruts et des matières au rebut marquées d’histoires.
Je perce, assemble, tisse, suspends, noue, soude.
Mon corps s’appuie sur ce qui résiste.
Mes pièces mettent en place différents dispositifs de maintien pour faire tenir ensemble des forces opposées, préserver une tension, une relation, une possibilité de transformation.
Elles ouvrent des situations où les frictions restent actives, sans se résoudre.
Je travaille dans cet écart, là où un lieu, un lien nous transforme autant qu’on le transforme.
Je cherche comment donner une tenue à ce qui déborde, sans le figer.
