Autour du cycle Le TERRITOIRE

Regard d’ensemble

Le cycle du TERRITOIRE engage les forces qui nous attachent aux lieux, les traversent, les déplacent, les menacent, les transforment.
Il se construit comme une traversée : de l’amarre au flux, de l’alerte à la transmission.

Tenir/ Être tenu

AMARRE #1, AMARRE #2

Le cycle s’ouvre sur le geste primordial : retenir.  Amarrer, c’est être pris dans une tension : maintenu, soutenu, contraint. Ces deux pièces posent les fondations du cycle : avant toute circulation, avant toute mémoire, avant tout récit, il y a l’attache, le point qui tient. Le territoire commence là où quelque chose résiste au mouvement et nous tient à lui.

Ça circule

EN CORPS, POULS, CONFLUENCE, RHIZOME/PÉCCOT, VOIE

Ici, le territoire circule : sève, souffle, bifurcations, lignes souterraines. Les formes tracent une cartographie intime, où chaque geste devient un trajet et chaque matière un courant. Elles relient ce qui se tient séparé, amplifient ce qui palpite, réveillent ce qui affleure. Ces œuvres composent un réseau vivant où le geste devient collectif : la circulation n’est plus un motif, mais une expérience commune.

Quelque chose vibre

TOCSIN, RENDEZ-NOUS LA NUIT, SÈVE, CONSERVATORIUM

Ici, le territoire se tend et se réorganise. L’alerte n’est pas un signal mais un contact, une vibration qui précède la conscience. Tout y demeure question, seuil. Elles ouvrent un espace d’attention où sentir devient déjà une manière de répondre.

Ça travaille encore

HÉRITAGE #1, #3, #4, RIVAGE, EN CORPS/PÉCCOT, MILLE-FEUX/PÉCCOT, RENAISSANCE, FLUX, SILLON

Ici, le territoire travaille ce qu’il porte. Les œuvres fouillent ce qui reste, ce qui insiste, ce qui se transmet. Rien n’y est figé : les formes se digèrent, se déplacent, se transforment. Ce mouvement ouvre des lignes instables : une mémoire en circulation, une renaissance possible, un sillon qui cherche sa direction.

 

Ces gestes ne constituent pas de catégories. ils recouvrent, se déplacent, s’altèrent. Le cycle ne les ordonne pas : il les met en tension.


Le non-advenu

Beaucoup de projets du cycle du TERRITOIRE n’ont pas été réalisés.  Ces œuvres fantômes ne sont pas des manques, mais une autre couche du cycle. Elles témoignent de ce qui excède le geste, de ce qui résiste aux conditions matérielles, institutionnelles ou environnementales. Le non-advenu devient une forme à part entière : lieu de friction, de désir, d’impossible, espace de projection, un territoire latent, toujours en devenir.